top of page

GLP-1 et hypnose : Pourquoi les habitudes alimentaires restent essentielles ?

Photo du rédacteur: Olivier COULY
Olivier COULY
il y a 5 heures
7 min de lecture

Wegovy, Mounjaro et accompagnement par l'hypnose : Deux approches différentes qui peuvent s'inscrire dans une réflexion globale sur le poids et le comportement alimentaire.

Les traitements de l'obésité ont connu une évolution importante avec l'arrivée des médicaments agissant sur les récepteurs du GLP-1, notamment Wegovy (sémaglutide) et Mounjaro (tirzépatide, qui agit également sur les récepteurs du GIP).

Ces traitements peuvent réduire l'appétit, augmenter la sensation de satiété et favoriser une perte de poids chez les personnes répondant à leurs indications médicales.

Mais une question demeure : Lorsque la sensation de faim diminue, que deviennent les habitudes alimentaires installées depuis des années ?

Car nous ne mangeons pas uniquement pour répondre à un besoin physiologique. Nous mangeons parfois par habitude, par plaisir, pour nous réconforter ou simplement parce qu'une situation déclenche un automatisme.

C'est sur cette dimension comportementale et émotionnelle que l'hypnose peut proposer un travail complémentaire, sans remplacer le suivi médical.



GLP-1 et hypnose : Accompagnement des habitudes alimentaires et du rapport à la nourriture

Comprendre les GLP-1 : Une action sur les mécanismes de l'appétit

Le GLP-1 est une hormone naturellement produite par l'organisme, notamment après les repas. Elle participe à la régulation de l'appétit et de la glycémie.

Certains médicaments reproduisent une partie de ses effets. Ils contribuent notamment à augmenter la sensation de satiété et à diminuer la faim.

Le sémaglutide, commercialisé sous le nom de Wegovy dans le traitement de l'obésité, agit sur les récepteurs du GLP-1. Le tirzépatide, commercialisé sous le nom de Mounjaro, agit sur deux voies hormonales : Le GLP-1 et le GIP.

Ces médicaments sont soumis à prescription médicale et s'inscrivent dans une prise en charge globale comprenant une alimentation adaptée, une activité physique et un suivi médical.

Ils ne sont ni des solutions esthétiques ni des traitements destinés à toutes les personnes souhaitant perdre quelques kilos.

Avoir moins faim ne signifie pas nécessairement changer toutes ses habitudes

Imaginons une personne qui, depuis plusieurs années, a pris l'habitude de manger quelque chose de sucré en rentrant du travail.

Ce comportement peut être associé à plusieurs mécanismes :

  • La faim réelle après une journée bien remplie.

  • Le besoin de décompresser après une situation stressante.

  • L'habitude de s'accorder une récompense.

  • Un automatisme déclenché par l'heure ou l'environnement.

Un traitement qui réduit l'appétit peut modifier la première dimension. Il ne fait pas nécessairement disparaître les associations émotionnelles ou les habitudes acquises.

La diminution de la faim et la transformation des comportements alimentaires sont deux phénomènes différents, même s'ils peuvent interagir.

Cette distinction est importante pour comprendre pourquoi un accompagnement du comportement alimentaire conserve tout son intérêt.

Alimentation émotionnelle : Quand manger répond à autre chose qu'à la faim

Le stress, l'ennui, la fatigue, la solitude ou certaines émotions peuvent influencer notre manière de manger.

Il arrive que la nourriture remplisse une fonction particulière : Se détendre, se récompenser, retrouver une sensation agréable ou interrompre momentanément une émotion inconfortable.

Ces comportements ne sont pas nécessairement conscients.

Ils peuvent s'être construits progressivement, à travers la répétition de situations similaires.

Une personne peut parfaitement connaître les principes d'une alimentation équilibrée et rencontrer malgré tout des difficultés à modifier certaines habitudes.

Savoir ce qu'il faudrait faire ne suffit pas toujours à changer ce que l'on fait automatiquement.

C'est précisément cette différence entre connaissance et comportement qui mérite d'être explorée.

Quelle place pour l'hypnose en complément des GLP-1 ?

L'hypnose ne reproduit pas l'action biologique des médicaments GLP-1. Elle ne remplace ni leur prescription ni leur suivi.

En revanche, elle peut être utilisée comme outil d'accompagnement pour explorer certains comportements, habitudes et réactions émotionnelles.

Dans mon cabinet, je m'appuie notamment sur une approche que j'appelle RVH : Reprogrammation des habitudes et automatismes.

L'objectif est d'identifier les mécanismes qui entretiennent certains comportements, puis d'explorer de nouvelles réponses possibles.

Ce travail peut notamment porter sur :

  • Les envies de manger déclenchées par le stress ou les émotions.

  • Les grignotages devenus automatiques.

  • Les associations entre nourriture, plaisir et récompense.

  • Les difficultés à reconnaître certaines sensations corporelles.

  • Les croyances et les expériences personnelles qui influencent le rapport à l'alimentation.

L'accompagnement est adapté à la personne, à son histoire et à ses objectifs.

Il est toutefois essentiel de préciser que l'efficacité spécifique de l'association entre hypnose et médicaments GLP-1 sur la perte ou le maintien du poids n'est pas établie par des preuves scientifiques solides.

L'hypnose constitue ici une possibilité d'accompagnement comportemental, et non une méthode médicalement démontrée pour renforcer les effets du médicament.

Profiter d'une période de changement pour installer de nouveaux repères

Lorsqu'une personne constate une diminution de son appétit, elle peut découvrir une nouvelle manière de vivre ses repas.

Cette période peut être l'occasion de s'interroger sur plusieurs questions :

Est-ce que je mange parce que j'ai faim, ou parce que c'est l'heure ?

Qu'est-ce qui déclenche mes envies de grignoter ?

Comment puis-je me détendre autrement qu'en mangeant ?

Quelles habitudes ai-je envie de conserver durablement ?

Ces questions peuvent aider à mieux comprendre le fonctionnement de ses comportements alimentaires.

Il ne s'agit pas de rechercher un contrôle permanent ni de supprimer le plaisir de manger.

L'objectif est plutôt de développer une relation plus consciente, plus souple et plus sereine avec l'alimentation.

Ce travail doit rester compatible avec les recommandations nutritionnelles et médicales, notamment lorsque le traitement réduit fortement les quantités consommées.

Que se passe-t-il après l'arrêt d'un traitement GLP-1 ?

L'arrêt d'un traitement est une question importante, qui doit toujours être abordée avec le médecin prescripteur.

Certaines études montrent qu'une reprise de poids peut survenir après l'interruption du traitement.

Dans une extension de l'étude STEP 1, les participants ayant arrêté le sémaglutide ont repris en moyenne environ deux tiers du poids précédemment perdu au cours de l'année suivante.

Ces résultats rappellent que l'obésité est une maladie chronique et complexe, impliquant notamment des mécanismes biologiques de régulation du poids.

La reprise pondérale ne peut donc pas être attribuée simplement à un manque de volonté ou à de mauvaises habitudes.

Modifier ses comportements alimentaires reste utile, mais ne garantit pas le maintien du poids après l'arrêt d'un médicament.

Un suivi médical et nutritionnel adapté est essentiel pour envisager la suite du parcours.

Un accompagnement par l'hypnose peut éventuellement aider certaines personnes à travailler sur leurs habitudes et leurs réactions émotionnelles, sans prétendre empêcher la reprise de poids.

GLP-1 et hypnose : Deux approches à ne pas opposer

Il serait réducteur d'opposer les traitements médicaux à l'accompagnement des comportements.

La prise en charge du poids peut mobiliser plusieurs dimensions complémentaires :

  • Médicale : Évaluation, prescription et suivi des traitements lorsque ceux-ci sont indiqués.

  • Nutritionnelle : Adaptation de l'alimentation aux besoins et à la situation de la personne.

  • Physique : Activité adaptée aux capacités et à l'état de santé.

  • Comportementale et émotionnelle : Compréhension des habitudes, des automatismes et des situations qui influencent les comportements alimentaires.

L'Organisation mondiale de la santé souligne l'intérêt d'associer les traitements GLP-1 à des interventions comportementales structurées.

Cela ne constitue pas une recommandation spécifique de l'hypnose, mais confirme l'importance d'une approche globale.

Mon approche : Travailler sur ce qui entretient les habitudes

Dans mon accompagnement par l'hypnose, je m'intéresse à deux dimensions principales.

La première concerne les habitudes et les automatismes.

Certains comportements se déclenchent presque sans réflexion, parce qu'ils ont été répétés de nombreuses fois.

La seconde concerne les émotions, les croyances et l'histoire personnelle.

Une habitude peut avoir été construite pour répondre à un besoin particulier : Se rassurer, se détendre, se protéger ou retrouver du plaisir.

L'approche RVH vise à explorer ces deux dimensions pour aider la personne à envisager d'autres façons de réagir.

Elle peut s'inscrire dans une démarche personnelle d'amélioration du rapport à l'alimentation, que la personne suive ou non un traitement médical.

En conclusion : Au-delà de la faim, comprendre ce qui nous fait manger

Les médicaments GLP-1 représentent une évolution importante dans la prise en charge médicale de l'obésité.

Mais notre relation à l'alimentation ne dépend pas uniquement de la faim.

Les habitudes, les émotions, les automatismes et les expériences personnelles jouent également un rôle.

L'hypnose peut proposer un espace de travail sur ces dimensions, en complément d'une prise en charge médicale et nutritionnelle lorsque celle-ci est nécessaire.

L'enjeu n'est pas d'opposer médicament et accompagnement comportemental, mais de comprendre ce que chacun peut — et ne peut pas — apporter.

FAQ sur les GLP-1 et l'hypnose

Peut-on pratiquer l'hypnose pendant un traitement Wegovy ou Mounjaro ?

Oui, un accompagnement par l'hypnose peut généralement être envisagé en parallèle d'un traitement médical, sous réserve de la situation individuelle. Il ne doit pas modifier la prescription ni remplacer les consultations médicales.

L'hypnose peut-elle renforcer les effets des médicaments GLP-1 ?

Il n'existe pas de preuves scientifiques solides permettant d'affirmer que l'hypnose augmente l'efficacité des GLP-1 sur la perte de poids. Elle peut néanmoins être proposée pour travailler sur les habitudes et le rapport émotionnel à l'alimentation.

Pourquoi peut-on avoir envie de manger alors que l'on n'a pas faim ?

Parce que manger ne répond pas toujours à la faim physiologique. Certaines envies sont associées aux émotions, aux habitudes, au contexte ou à la recherche de plaisir.

L'hypnose peut-elle éviter la reprise de poids après l'arrêt des GLP-1 ?

Aucune méthode d'hypnose ne permet de garantir l'absence de reprise de poids. L'arrêt du traitement et le suivi du poids doivent être discutés avec le médecin. L'accompagnement comportemental peut contribuer à travailler sur les habitudes, sans remplacer les autres dimensions de la prise en charge.

Faut-il prendre des médicaments GLP-1 pour bénéficier d'un accompagnement par l'hypnose ?

Non. Le travail sur les habitudes alimentaires, le grignotage ou l'alimentation émotionnelle peut être envisagé indépendamment de tout traitement médicamenteux.

Vous souhaitez faire évoluer votre relation à l'alimentation ?

Je vous accueille à Colombes ou en téléconsultation pour un accompagnement personnalisé par l'hypnose, notamment autour des habitudes alimentaires, du grignotage et de l'alimentation émotionnelle.

Découvrez mon approche de l'hypnose et du poids, ou prenez directement rendez-vous en ligne.

Cet article est proposé à titre informatif. Il ne constitue pas un avis médical. Les décisions concernant un traitement GLP-1, sa prescription, son suivi ou son arrêt relèvent des professionnels de santé habilités.



Sources et références :

 
 
 

Commentaires


bottom of page